History of Social Media

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History of Social Media, infographie sur l’histoire des médias sociaux

 

 

Une image vaut mieux que mille mots

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Photographie de hiéroglyphes sur le temple de Kôm Ombo (source)

Les hommes ont toujours communiqué avec les images. Autrefois, ils communiquaient en peignant sur les parois des grottes, ou bien à l’aide de hiéroglyphes. Aujourd’hui, c’est surtout par le biais des médias sociaux que ces images sont partagées.

 

Cependant, l’image n’a pas toujours été un moyen universel de communication. Par exemple, la publication d’articles sur des blogs (Skyblog, Livejournal) a connu une forte popularité entre les années 90 et le début des années 2000. Mais cette tendance a été renversée en 2006, avec l’apparition de Facebook, puis des plateformes de microblogging telles que Twitter et Tumblr. La migration des utilisateurs vers ces sites s’explique en grande partie par une fragmentation de l’attention des individus.

Submergés par un trop-plein d’informations, ces derniers préfèrent consommer le contenu partagé de manière rapide et succincte. Cette saturation de l’information pousse donc les individus à faire une sélection parmi les nombreux contenus auxquels ils ont accès, ils n’ont pas le temps de tout lire, ils ne s’arrêtent que sur ce qui attire leur attention.

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Capture d’écran d’une photographie twittée par Barack Obama « Four more years » : trois mots accompagnés d’une image forte (source)

Prenons l’exemple de Facebook, où un contenu visuel obtient en moyenne 53% de mentions « J’aime » de plus qu’un contenu qui n’inclus que du texte. On constate donc que l’image est le moyen idéal pour capter l’attention des internautes, et c’est certainement ce qui explique la multiplication de ce genre de médias sociaux ces dernières années.

En effet, il y a encore quelques années, les médias sociaux reposant sur le visuel étaient peu nombreux, on comptait principalement YouTube, Flickr et Photobucket. Aujourd’hui, s’ajoutent à eux Instagram, Pinterest, Snapchat, ou encore Vine.

Si auparavant la tendance était de dire, ou de raconter, aujourd’hui, on cherche surtout à montrer. Communiquer visuellement avec le moins de mots possible, c’est également le concept de l’infographie.

 

L’infographie : le graphisme au service de l’information

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Diagramme des causes de mortalité au sein de l’armée en Orient par Florence Nightingale, 1857 (source)

Une infographie est une représentation graphique de l’information. Elle vise à expliquer des sujets complexes de manière synthétique, tout en veillant à ne pas banaliser l’information. L’aspect esthétique est aussi un élément important car une infographie doit avant tout captiver l’attention à l’aide d’un graphisme attrayant.

 

 

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Plan schématique du métro de Londres par Harry Beck, 1933 (source)

Bien que les journaux, la télévision, les blogs et les sites webs ont de plus en plus recours à l’infographie, cette pratique n’est pas nouvelle.
Elle est apparue aux alentours du XVIIe siècle sous le nom d’illustration graphique.
Sur ces ancêtres de l’infographie on trouvait des faits scientifiques, économiques, politiques et militaires, mais aussi des représentations topologiques. En effet, une des infographies les plus connues est le plan du métro de Londres de Harry Charles Beck, conçu en 1931.

 

Ces dernières années, le développement du web et de divers outils technologiques ont favorisé la création de milliers d’infographies. Celles-ci traitent de thèmes plus ou moins variés – cela va de « l’impact économique du riz » à « l’infographie sur l’infographie » – et apparaissent sous différentes formes.
Les plus répandues sont l’organigramme, l’infographie historique, l’infographie en chiffres, l’infographie comparative, l’infographie cartographique et l’infographie sous forme de classement.

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« Infographie sur l’infographie » beaucoup trop chargée en information (zabisco.com)


On a tendance à penser que toute personne ayant un assez bon niveau en graphisme est capable de réaliser une infographie, mais cela n’est pas suffisant. Sans des qualités d’analyse et de synthèse, le résultat risque d’être illisible, donc incompréhensible.

 

 Le bleu, couleur favorite du web ?

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Logo du réseau social professionnel LinkedIn (source)

Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr, LinkedIn… Sur chacun de ces sites, le bleu apparait comme la couleur prédominante. Comment expliquer cela?

 

Le bleu, le plus souvent associé au ciel, à la mer ou au froid, est la couleur favorite des Occidentaux. Pourtant, elle n’a pas toujours connu cette popularité.

Durant l’Antiquité, la couleur bleu – encore trop difficile à fabriquer à cette époque – était généralement associée aux barbares. Durant cette période, seule l’Egypte Pharaonique, en l’associant à l’immortalité et à la vérité, accordait une dimension symbolique à cette couleur.

Au Moyen-Âge, après une querelle entres les chromophiles (les partisans de la couleur) et les chromophobes (adversaires de la couleur) remportée par les premiers à la fin du XIIe siècle, le bleu rejoint les cinq autres couleurs principales médiévales (jaune, rouge, vert, noir), et fait son apparition dans la vie sociale et religieuse de l’époque. La pierre azurite du Voile de la Vierge Marie élève le bleu au statut de couleur divine, symbole de sérénité, de l’infini et du spirituel.

Aujourd’hui, ce n’est plus que dans la religion qu’on accorde une place importante à cette couleur.

Celle-ci est devenu une des couleurs emblématiques du web, et plus particulièrement des médias sociaux.

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Capture d’écran du premier navigateur Web, 1993  (source)

En 1993, Tim Berners Lee, créateur du World Wide Web, opte pour le bleu (parmi les 16 couleurs disponibles à l’époque) pour la couleur des liens hypertexte. Il retient le bleu car il permet de démarquer les liens du text brut, tout en rendant le texte lisible.

Si le bleu est la couleur phare des médias sociaux, ce serait, selon une étude des couleurs parce qu’il représente l’intellect et le mental, et favorise ainsi les échanges sociaux. Mais dans certains cas comme celui de Facebook, c’est surtout car très peu de personnes souffrent d’une déficience de la perception de la couleur bleu. Pour d’autres, c’est simplement parce le bleu est une couleur populaire.

Il n’existe donc pas une raison qui explique l’omniprésence du bleu sur les médias sociaux. Cela peut-être un choix esthétique, marketing, ou pratique, ou simplement une tendance que les nouveaux sites décident de suivre.

 

Katia Rambil, Aude Pontois et Aminata Fall.

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